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Classe Figaro Bénéteau, une nouvelle identité visuelle

Lundi 11 mars 2019

2019 marque un tournant dans l’histoire de la Classe Figaro Bénéteau avec l’arrivée des Figaro Bénéteau 3, premiers monocoques monotypes de série à foils. Cet événement a été l’occasion pour la Classe de repenser son identité visuelle. Cette réflexion a été confiée à Jean-Baptiste Epron, designer de bateaux.

Nous sommes allés à sa rencontre pour en savoir davantage sur le processus de création de cette nouvelle identité visuelle. 

 

Portrait Jean Baptiste Epron

Jean-Baptiste, la Classe Figaro Bénéteau a souhaité que tu imagines sa nouvelle identité visuelle. Quelles étaient les attentes de l’association ?

JBE : Avec l’arrivée du Figaro Bénéteau 3, l’idée était de moderniser l’image de la Classe afin qu’elle soit en adéquation avec le nouveau bateau à foils.

Quelles ont été tes sources d’inspiration ?

Les formes du bateau, ses lignes, son foil m’ont inspiré.

Quel a été ton processus de création ? Les différentes étapes qui t’ont amené vers ce nouveau logo ?

L’idée est de regarder ce que font les autres classes de course au large et se singulariser. L’étoile et la forme du bateau sont l’ADN de la Classe Figaro Bénéteau. Il fallait donc les conserver, garder la silhouette du bateau et l’étoile mais abandonner les formes arrondies. J’ai souhaité aller vers une forme plus “agressive” et mettre en avant le professionnalisme et la rigueur de la Classe Figaro Bénéteau.

Les différentes étapes de création du nouveau logo de la Classe Figaro Bénéteau 

 

               Naissance du logo FB3 2Naissance du logo FB3 3Naissance du logo FB3 4Naissance du logo FB3 5

 

Quelles sont tes autres sources d’inspiration ?

C’est un métier où il faut être curieux, avoir toujours un oeil ailleurs, aller voir autre chose. On est forcément nourri par des expositions, notre environnement etc. La recherche d’inspiration est un état d’esprit.


Quel message (ou sentiment ou idée) as-tu souhaité communiquer à travers ce logo ?

Acéré, pointu, exigeant. La Classe Figaro Bénéteau est une classe exigeante : exigeante dans son organisation, exigeante sur ce projet de Figaro Bénéteau 3 et les sportifs qui courent sur le circuit Figaro doivent être exigeants pour gagner.

 

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Tu as navigué sur différents bateaux de course. Entretiens-tu un lien particulier avec les bateaux Figaro ?

J’ai beaucoup navigué sur le Figaro Bénéteau 1. J’ai couru deux fois la Solitaire du Figaro, l’AG2R. Le circuit Figaro est pour moi un passage obligatoire pour ensuite pouvoir naviguer en IMOCA, en ORMA, sur le Vendée Globe etc. Aujourd’hui, le circuit s’est fortement professionnalisé. A mon époque, c’était un circuit plus amateur. Pour ma part, je dessinais déjà beaucoup et je partageais mon temps entre les courses et le dessin. Je ne pouvais pas me consacrer à la course au large à 100%. Je possède vraiment un profond attachement à cette Classe. Pour moi, le terme “intelligence” est liée à la Classe Figaro Bénéteau. C’est grâce à l’intelligence de ses membres et du chantier Bénéteau que la classe continue à évoluer.

 
Que t’inspire le futur bateau Figaro Bénéteau 3 ?

Le FB3 a une belle gueule. J’ai hâte de voir les premières lignes de départ avec ces bateaux neufs qui vont s’y aligner, prêts à en découdre. La Classe aujourd’hui, c’est environ une trentaine de marins qui s'entraînent sur le circuit, qui essaient d’être professionnels au maximum mais avec des moyens qui ne sont pas monstrueux. Cela demande beaucoup d’organisation. A partir de janvier 2019, ça va être intéressant de suivre cette course contre la montre des figaristes pour prendre leur bateau en main avant la première épreuve du championnat et de voir de grands skippers revenir sur le circuit et se confronter à la nouvelle garde.

Designer de bateaux, tu es un autodidacte et un artiste protéiforme. Peux-tu nous parler de ton / tes métiers / passions ?

Je dessine depuis toujours. Que veut dire autodidacte ? Les marins sont tous autodidactes; Tout comme eux, mon métier est fait d’expériences, d’une accumulation de rencontres. J’ai toujours dessiné mais je n’ai pas fait d’école d’art.

Tu navigues entre Paris et Gouesnac’h. Est-ce pour toi l’équilibre parfait d’avoir deux ports d’attache ? Es-tu davantage attaché à l’un des lieux et que t’apportent ces deux univers ?

Je suis un peu obligé d’avoir deux vies mais la vie à Paris, notamment culturellement, apporte aussi beaucoup, à condition de ne pas y être présent à 100%.

 
As-tu une technique artistique de prédilection (aquarelle, pastel, gravure…) ?

Non. Je teste, je prends des photos, je les retouche. J’ai une petite boite dans laquelle je mets des idées, qui ne trouvent pas obligatoirement une utilité tout de suite.

Y-a-t-il une nouveau sport ou une pratique artistique que tu souhaiterais apprendre ?

J’aimerais savoir jouer du piano mais je n’ai pas le temps de m’y atteler.

 
Quel(s) événement(s) sportif ou artistique tu ne voudrais rater sous aucun prétexte en 2019 ?

Dans le domaine sportif, bien sûr les premières confrontations en FB3. Pour le reste, il y a tellement de sujets qui m’intéressent que c’est trop difficile à dire. En terme d’expositions, j’ai été voir Paris Photo dernièrement; c’était très intéressant.

 

Merci beaucoup à Jean-Baptiste Epron 

 

Le contacter : 

Tel : + 33(0)6 09 40 90 37
@ : design@jbepron.com